Soupir
Aujourd'hui, elle m'a parlé des circonstances de la mort de son petit frère. J'ai un peu mieux compris la fragilité de la maman. Perdre un enfant est ma pire hantise. J'imagine qu'on devient un peu parano pour nos enfants. J'ai aussi compris que la petite, malgré son jeune âge au moment du décès de son petit frère, a été très touchée et pense souvent à celui-ci. Je crois qu'elle porte aussi un peu le chagrin de sa mère sur ses épaules.
J'avais aussi un plan d'intervention ce matin. Un élève sans cote mais qui en aurait besoin d'une. Un élève avec qui j'ai une très bonne relation (une chance parce que j'en baverais, sinon!), mais qui demande tout de même beaucoup de jus dans une journée. Un élève que je dois toujours surveiller. Une chance aussi que le papa est comme il est : une perle. Il collabore tellement. Si je pouvais avoir 25 paires de parents comme lui, mon travail serait tellement plus simple. Le père a bien réagi à ma suggestion de mettre une cote à son fils. Il a compris mon point de vue. J'étais un peu stressée de lui annoncer mes couleurs.
Parce que, l'air de rien, c'est la première fois que je fais mettre une cote à un élève et la première fois que je fais reprendre une année à un élève. Grosse journée.
Et mes élèves étaient tellement tannants que plus de la moitié d'entre eux s'est retrouvée à faire du piquet à 15h au lieu de jouer dans la cour. En ce vendredi après-midi, ça leur est rentré dedans et ils étaient pas mal piteux au bout de quelques minutes. J'espère qu'ils ont compris qu'ils avaient atteint ma limite. Les p'tits maudits. Des fois, je me demande un peu pourquoi j'ai eu l'idée folle de suivre ce groupe l'an prochain. Je dois être vraiment maso ou j'avais pris trop de drogue ce jour-là!


